L’activité hospitalière va bientôt décélérer

L’hôpital semble parfois être le dernier recours pour qu’une personne puisse obtenir le soin nécessaire dont elle a besoin. Il faut avouer qu’aujourd’hui, l’hôpital ne reçoit des patients que quand il y a une urgence ou quand les symptômes de la maladie s’aggravent. Selon le cabinet Roland Berger, l’activité hospitalière pourrait connaitre une baisse dans les années à venir. Mais qu’est-ce qui explique ce phénomène ?

La baisse des tarifs hospitaliers

Au début de l’année 2018, le gouvernement a déclaré une baisse des tarifs des hôpitaux, soit plus de la moitié. Or, ces derniers doivent couvrir différentes charges et en même temps accueillir encore plus de visite que l’année précédente.Ceci dit, plus l’établissement reçoit des patients, plus il récolte de l’argent et augmente en termes de budget. Cependant, les hôpitaux sont contraints de rechercher d’autres sources d’économie pour pouvoir combler l’équilibre budgétaire. Toutefois, les hôpitaux ont l’avantage de gérer favorablement leurs dépenses et de les adapter selon les besoins. Le souci est que celles-ci ne permettent pas de payer tous les frais liés aux besoins de chaque patient. Ainsi, la Fédération de l’hospitalisation privée plaide pour une augmentation de 1 % par an des prix remboursés aux établissements qu’ils soient privés ou publics.

La réhospitalisation est limitée

Actuellement, plusieurs cabinets privés ont ouvert leur porte pour aider les malades à faire des thérapies afin d’apaiser leur souffrance. Aussi, les différentes méthodes opératoires sont fluorescentes. Les luttes contre le tabac et l’alcool permettent de réduire les accidents vasculaires, par exemple. Ces deux facteurs permettent en effet de limiter considérablement la réhospitalisation. Il faut cependant savoir que le tarif des hôpitaux en France est moins cher par rapport aux autres pays.Il est vrai que celle-ci est toujours en bas du panier comparé aux autres pays. Les endoscopies digestives sont à moins de 150 % que celles de l’Espagne. Les prothèses du genou sont également à 71 jusqu’à 141 % moins chères par rapport au tarif de l’Allemagne ou du Pays-Bas. Les responsables des hôpitaux attendent jusqu’en mars 2019 afin que le gouvernement puisse enfin fixer les tarifs des établissements.

Le ralentissement des activités hospitalières

Effectivement, les activités hospitalières diminuent de plus en plus soit 0,6 % même si le volume du séjour a augmenté de 1,3 % par an environ. Selon les chiffres, les malades optent pour des soins à domicile puisque les frais leur reviennent moins chers par rapport aux hôpitaux. Les différentes pathologies sont déjà prises en main par des docteurs libres, donc quand une complication surgit, l’hospitalisation est obligée, mais les dépenses diminuent largement. Le cancer du foie a également été réduit grâce aux traitements innovants contre l’hépatite C, alors que ce dernier cas a fait le pic dans les hôpitaux les années précédentes. Vu les soins extérieurs qui ont été attribués aux patients, il est évident que l’hospitalisation sans nuitée se développe sauf en cas de grave urgence. Pour les personnes qui suivent une chimiothérapie, il est déjà possible actuellement d’opter pour un traitement à la maison.